L’ENTREPRISE




En 1996, 172 000 entreprises ont été créée en France. Cinq ans après, seul 5% de celles-ci existent encore.
L’entreprise étant en interaction avec son environnement, le chef d’entreprise doit donc impérativement analyser celui-ci, s’y adapter et même le maîtriser.
C’est de cela que dépend la réussite et la survie de l’entreprise, source de richesse et d’emploi.

I – L’entreprise et son environnement :

Après avoir défini la notion d’entreprise, nous verrons que l’entreprise est un agent économique en interaction avec son environnement.

A) Définition de l’entreprise :

Chaque discipline a sa propre définition de l’entreprise (doc.1). Nous retiendrons ici les 2 définitions de l’économie générale et de l’économie d’entreprise qui nous permettrons de centrer notre analyse sur 2 aspects essentiels de l’entreprise :
-          L’entreprise comme structure productive.
-          L’entreprise comme groupement humain.

B) L’entreprise en interaction avec son environnement :

1) La théorie de la contingence :
L’école de la contingence estime que chaque organisation est soumise à des éléments spécifiques appelés facteurs de contingence qui évolue avec elle et qui influence ses choix et ses actions.
Les facteurs de contingence sont :
-          La taille et l’âge de l’entreprise.
-          L’exercice du pouvoir (influence des dirigeants).
-          L’environnement.

2) Facteurs de contingence :
  +  La taille et l’âge de l’entreprise :
L’entreprise évolue sans cesse, à partir de sa configuration de base. Elle peut changer de taille suite à des opérations de restructuration (fusion, scission,…). De plus, elle vieillit (doc.2).

  +  L’exercice du pouvoir de l’entreprise :
Le pouvoir est inhérent à toute organisation et toute entreprise. Dans l’entreprise, la coordination des activités s’accompagne de relations de pouvoir. L’exercice du pouvoir et le style de direction influe directement sur l’évolution de l’entreprise.

3) L’interaction avec l’environnement :
L’environnement et l’entreprise sont en interaction. D’une part, l’entreprise est amenée à s’adapter à son environnement en évoluant elle-même, d’autre part, l’entreprise doit tenter de maîtriser l’environnement.
-          L’adaptation : l’environnement de l’entreprise est constitué de l’ensemble des organisations, des acteurs et des faits dont l’existence est susceptible d’influencer le comportement et les performances de l’entreprise. L’entreprise doit réagir face à son environnement (doc.3).

-          La maîtrise : elle passe par 2 opérations à l’entreprise va analyser son environnement (3 grands types d’environnement) (doc.4).

-          L’action sur l’environnement : l’entreprise doit s’intégrer dans son environnement et maîtriser son intégration. Cette maîtrise passe par la prise de décision et l’utilisation de technique de gestion = management (pilotage de l’entreprise) (doc.5).

II – Fonctions et organisation de l’entreprise :

A) Fonctions de l’entreprise :

L’entreprise a 2 fonctions principales : économiques et sociales.

1) La fonction économique :
L’entreprise est une unité de production et de répartition.

a) Unité de production :
Les entreprises, grâce à la combinaison des facteurs de production, produisent des biens et des services. On parle de production marchande car ces biens et services s’échangent à un prix couvrant les coûts de production. Au delà de ce point commun qui les réunit, on peut distinguer les entreprises en fonction de leur type de production.
Ex :
-          Les entreprises agricoles qui produisent des biens agro-alimentaires.
-          Les entreprises industrielles qui produisent des biens d’équipements et de consommation.
-          Les entreprises commerciales qui ont une activité de distribution.
-          Les entreprises prestataires de services produisent des services marchands.
-          Les établissements bancaires et financiers produisent des services marchands.
-          Les assurances produisent des services marchands.

b) Unité de répartition :
Les entreprises crées des richesses sous forme de Valeur Ajoutée. Elles sont ensuite réparties dans le circuit économique (doc.6).

2) La fonction sociale :
L’entreprise ne peut plus niée son double rôle social. D’une part, c’est une cellule de base de la vie en société, puisque l’individu passe son temps considérable de sa vie au travail.
Les théories modernes de management prennent donc en compte les aspirations et les motivations profondes des salariés pour une meilleure gestion. On tente ainsi de concilier les objectifs de rentabilité avec ceux du bien-être personnel. D’autre part, l’entreprise peut être citoyenne en jouant un rôle social (Ex : lutte contre l’exclusion, participation à des campagnes d’intérêt national,…).

Les théorie des relations humaines ont permis la prise en compte de cette nouvelle dimension en construisant une argumentation en 3 temps :
-          Contrairement au Taylorisme, on affirme le principe de réalisation de l’homme dans son travail.
-          On doit donc percevoir l’entreprise comme une cellule social en recherchant l’intégration et la participation du personnel.
-          L’entreprise se révèle être un système socio-technique avec 2 éléments interdépendant : un élément technique (=le matériel, informatique) et un élément humain (=le personnel). On ne prend plus seulement en compte l’élément technique comme dans le cadre du Taylorisme.

B) L’organisation de l’entreprise :

Pour pouvoir remplir ses fonctions, l’entreprise doit mettre en place des structures internes. Elle doit notamment structurer son activité pour répondre à 2 nécessité :
-          La répartition des tâches : elle se fait sur un critère de compétences.
-          La répartition des responsabilités : elle se fait sur un critère de hiérarchie.
Il est bien-sûr indispensable pour mettre en place une structure d’entreprise de tenir compte des 2 nécessité. Les auteurs en théorie des organisations font des analyses différentes des structures des entreprises (doc.7).

1) La théorie classique des organisations :
L’école classique propose une structure fondée sur le principe de l’unité de commandement.
-          Sur le critère de répartition des tâches : on procède à une définition étroite des attributions de chacun.
-          Sur le critère des responsabilités : on privilégient une répartition stricte fondée sur une hiérarchisation des individus.

2) La théorie des organisations de Mintzberg :
Il a élaboré une synthèse combinant les 2 nécessités (la répartition des tâches et la répartition des responsabilités)(doc.8).
Il estime que toute organisation est constituée de 6 éléments de base :
-          Un sommet stratégique : ce sont les décideurs (ou managers) qui font en sorte que l’organisation remplisse sa fonction de façon efficace.
-          Un centre opérationnel chargé d’accomplir le travail.
-          La ligne hiérarchique : C’est la hiérarchie d’autorité entre le sommet et le centre opérationnel.
-          La techno-structure : C’ est l’ensemble des techniciens, chercheurs, analystes, spécialistes,…
-          La logistique qui fournit les services nécessaires.
-          L’idéologie de l’organisation : c’est la culture de l’entreprise (son image auprès de ses consommateurs, de ses concurrents,…) qui confère une identité à l’ensemble de l’organisation.